Saillir avec un étalon non approuvé ? NON !
Ces derniers jours, des publications émanant de Belgique circulent de manière soutenue sur les groupes Facebook liés au cheval de la race des Franches-Montagnes. À ce sujet, la Fédération suisse du franches-montagnes (FSFM) tient à rappeler les principes fondamentaux de l’élevage de la race.
La FSFM recommande instamment à tous les éleveurs, en Suisse comme à l’étranger, de ne faire saillir leurs juments franches-montagnes que et uniquement par des étalons approuvés par la Fédération suisse du franches-montagnes. Ces derniers ont fait leurs preuves dans le cadre des procédures d’élevage (Sélection nationale des étalons et Test en station) et répondent aux exigences strictes garantissant la qualité et la réputation de la race.
À l’inverse, les étalons non approuvés sont des mâles qui n'ont pas passé les épreuves d'élevage requises, qui ne remplissent pas les critères d'admission ou qui ont échoué lors du processus d'approbation. Leur utilisation va totalement à l’encontre des règlements de la FSFM et des standards d’élevage. Si la Fédération ne peut malheureusement pas interdire de tels accouplements, elle les déconseille très fermement.
De même, les juments n’ayant pas effectué le test en terrain ou l’ayant échoué ne sont pas considérées comme des juments d’élevage. Elles n’ont pas fait leurs preuves pour garantir une qualité suffisante et pour avoir le droit d’intégrer l’élevage. En conséquence, elles sont inscrites en catégorie « FM Autres ».
Quelles conséquences ?
Les poulains issus de ces accouplements (père non approuvé ou mère sans test en terrain) ne sont pas admis au Studbook et ne pourront jamais l’intégrer. Ils sont inscrits dans la catégorie « FM Autres » du livre généalogique et reçoivent comme papiers des cartes d’identité (papiers blancs) et non des certificats d’origine (papiers jaunes). Cette classification s’applique également à leur descendance qui ne pourra, elle non plus, jamais intégrer le Studbook.
L’application de tarifs plus élevés pour les papiers de ces poulains – non souhaités dans la race – est justifiée et ne saurait être mise en cause.
La FSFM appelle chacun à faire preuve de responsabilité afin de préserver la qualité, la crédibilité et l’avenir du cheval Franches-Montagnes.